Romain Ntamack doit-il revenir face à l'Irlande ? Après avoir purgé sa suspension de deux matches, Romain Ntamack est de nouveau éligible pour affronter l’Irlande. Son impact défensif et sa polyvalence en font un atout majeur, surtout si le staff tricolore reconduit un banc 7 avants - 1 trois-quart. Mais un doute subsiste : l’ouvreur toulousain n’a pas joué en compétition depuis le 31 janvier. Peut-il être relancé directement dans un match aussi intense ? L’ancien international Damien Traille se veut rassurant : « Romain a déjà prouvé qu’il était performant après de longues absences. Il se connaît très bien et travaille dur. Physiquement, il sera prêt, même si jouer en Irlande après plusieurs semaines sans match, ce n’est pas un cadeau. » La présence de Ntamack dans la liste des joueurs protégés par le staff français laisse peu de place au doute : sauf énorme surprise, il devrait bien être titulaire à Dublin. L'efficacité du triangle arrière peut-elle bousculer la hiérarchie ? Les jeunes talents Théo Attissogbe et Léo Barré ont marqué les esprits face à l’Italie. Leur dynamisme et leur justesse ont séduit Fabien Galthié, mais la question de leur maintien face à l’Irlande se pose. Le retour de Damian Penaud, mis de côté pour ce match, pourrait pousser Attissogbe sur le banc. De même, Barré, malgré son excellent match, risque de céder sa place à Thomas Ramos en n°15, pour sécuriser le but et apporter plus d’expérience. L’annonce de la liste des 19 joueurs protégés, où Attissogbe et Barré ne figurent pas, semble confirmer cette tendance. Gaël Fickou pourrait-il aider à sécuriser le centre du terrain ? La défense du XV de France a montré quelques failles face aux Italiens, notamment au centre où Pierre-Louis Barassi a souffert. Le Toulousain a manqué plusieurs plaquages et a été impliqué sur les deux essais encaissés. Avec une paire Bundee Aki - Robbie Henshaw attendue en face, les Bleus devront être solides dans cette zone clé. Gaël Fickou, absent des deux premiers matchs sur blessure, pourrait être une solution de poids pour densifier la défense. Toutefois, sa non-présence dans la liste des joueurs protégés pourrait indiquer que le staff maintient sa confiance en Barassi et Moefana. Le pari du 7-1 reconduit en Irlande ? Face à l’Italie, la stratégie du banc à 7 avants a parfaitement fonctionné. L’impact physique et la capacité à accélérer le jeu en fin de match ont fait la différence. Contre l’Irlande, la donne sera différente. Les hommes d’Andy Farrell aiment imposer des séquences longues pour user leurs adversaires. Le crash-test du 7-1, passé avec succès par les Irlandais contre l’Afrique du Sud en Coupe du Monde (victoire 13-8), laisse présager un rude combat physique. Le staff tricolore pourrait-il tester une adaptation en cours de match, en intégrant un troisième-ligne en position de centre, comme Oscar Jégou ou Paul Boudehent ? Un ajustement qui pourrait s’avérer crucial face au jeu expansif des Irlandais.