Suite à la victoire de l'Irlande 27-18 sur le Pays de Galles au Principality Stadium, voici nos cinq enseignements du match des Six Nations 2025. **Un affrontement déséquilibré** Le match entre le Pays de Galles et l'Irlande a été un affrontement déséquilibré ces dernières années, les Irlandais dominant largement, remportant sept de leurs huit dernières rencontres, dont les trois dernières avec plus de 20 points d'écart. Cependant, aujourd'hui, les choses ont été différentes. Une équipe galloise déterminée, désireuse de mettre fin à une série de 14 défaites consécutives après le départ de Warren Gatland, est arrivée à son célèbre stade avec l'intention de faire forte impression contre la meilleure équipe du tournoi. Et ils ont réussi à le faire. Les Irlandais, en quête d'un triplé, ont ouvert le score grâce à un essai de Jack Conan, qui a terminé brillamment avec une main, suivi par une transformation et une pénalité de Sam Prendergast, établissant un score de 10-0. On aurait pu penser que le scénario allait se répéter, mais les Gallois ont réagi avec ténacité, marquant une pénalité par Gareth Anscombe et profitant d'un carton rouge pour Garry Ringrose pour réduire l'écart avant que le capitaine Jac Morgan ne marque un essai juste avant la mi-temps, permettant au Pays de Galles de mener 13-10. L'essai précoce de Tom Rogers en seconde période a donné au public gallois une lueur d'espoir. Cependant, malgré une performance plus aiguisée et audacieuse, les hommes en rouge ont subi leur 15e défaite consécutive. Les Irlandais ont repris l'avantage avec une pénalité de Prendergast, suivie d'un essai crucial de Jamie Osborne lors de ses débuts dans les Six Nations, et Prendergast a ajouté trois autres pénalités. Ainsi, l'Irlande maintient vivantes ses chances de Grand Chelem et de triplé. **L'impact immédiat de Matt Sherratt** Il convient de saluer l'effort gallois malgré cette nouvelle défaite et l'écart de neuf points. En seulement quelques séances d'entraînement, Matt Sherratt a réussi à transformer une équipe galloise en difficulté en une formation compétitive. Bien que la feuille de match de l'Irlande ait montré plusieurs changements, l'équipe alignée aurait pu affronter n'importe quelle autre nation de Tier One et s'attendre à une victoire. Récemment, l'attaque galloise manquait de direction et de mordant, mais aujourd'hui, elle a été à l'opposé, mettant à mal l'une des meilleures défenses du rugby international. Sherratt a apporté des ajustements efficaces, offrant plus d'options aux porteurs de balle et montrant une bonne gestion du jeu, notamment dans le choix des moments pour attaquer ou dégager. Sous Gatland, l'attaque galloise semblait dépassée, mais Sherratt a su trouver un plan de jeu adapté aux exigences actuelles du rugby international. **Warren Gatland a tort** Parmi les premières décisions de Sherratt, il a fait appel à trois joueurs que Gatland avait négligés : Anscombe, Max Llewellyn et Jarrod Evans. En les incluant dans la feuille de match, Sherratt a prouvé que les appels des fans et des experts étaient justifiés. Anscombe a bien dirigé le jeu, tandis que Llewellyn a excellé au centre, malgré les critiques de Gatland sur son manque d'implication dans le match précédent contre les Springboks. Aujourd'hui, il a répondu en réalisant neuf portées et huit passes. **Le carton rouge de Ringrose** Certains fans estiment que le carton rouge de Ringrose était sévère, mais il a clairement commis une faute en tentant de plaquer de manière imprudente. La nouvelle réglementation sur les cartons rouges a été appliquée, et il semble que Ringrose soit désormais sur le point de manquer les prochains matchs, ce qui pourrait avoir un impact sur ses ambitions avec les Lions britanniques et irlandais. **Une victoire méritée pour l'Irlande** Il serait injuste de ne pas reconnaître la performance impressionnante de l'Irlande, qui a su s'imposer même en jouant avec des ajustements tactiques. Bien que leur stratégie initiale ait été de jouer au pied, ils ont su s'adapter et tirer parti des erreurs adverses. Prendergast et Gibson-Park ont brillé, et la ligne d'avant a retrouvé une forme compétitive, mettant sous pression les Gallois en mêlée. Peter O'Mahony a également été remarquable avec un total de 19 plaquages. En conclusion, bien que le Pays de Galles ait montré des signes encourageants, l'Irlande a une fois de plus prouvé qu'elle est l'une des meilleures équipes du rugby mondial.