À la suite de l'annonce de l'équipe de Fabien Galthié qui affrontera l'Italie, nous faisons le point sur nos gagnants et perdants avant le voyage de la France pour le Tournoi des Six Nations à Rome. Le sélectionneur des Bleus a effectué des changements importants au sein de son effectif, montrant une fois de plus son sens aigu de la sélection. Cependant, ses choix laissent transparaître une certaine désespérance alors qu'il tente de redresser la campagne des Six Nations de l'équipe après la défaite contre l'Angleterre au stade Allianz lors de la dernière rencontre. La France a échappé de peu à la défaite lors de leur dernier affrontement avec les Azzurri, et il est clair que Galthié souhaite que son équipe envoie un message fort. Sans plus tarder, voici nos gagnants et perdants de l'équipe sélectionnée pour le match de la troisième journée du Tournoi des Six Nations. **Gagnants** **Leo Barre** Après avoir manqué les deux premières journées, Leo Barre est de retour dans le mix en prenant le numéro 15. L'ailier du Stade Français était le titulaire au poste d'arrière en novembre dernier et revient alors que Galthié réinstaure la hiérarchie des ouvreurs pour 2024. Ce jeune joueur de 22 ans est un talent exceptionnel et a brillé l'année dernière, et malgré les difficultés de son club cette saison, il a été un élément clé. **Théo Attissogbe** Son omission de l'équipe pour le match de la deuxième journée était plutôt sévère, étant donné qu'il avait marqué deux essais contre le pays de Galles. Théo Attissogbe n'a jamais déçu la France lorsqu'il a eu sa chance, mais avec le retour de Damian Penaud, il devait retourner sur le banc. Cependant, Galthié étant mécontent de la performance de Penaud contre l'Angleterre, le jeune de 20 ans fait son retour dans l'équipe. Le sélectionneur français n'a pas hésité à faire confiance à la jeunesse durant son mandat, et Attissogbe est l'un des joueurs qui a su faire honneur à cette confiance. **Thomas Ramos** Il convient de rappeler que Thomas Ramos était tombé en disgrâce auprès du sélectionneur français en 2020, alors qu'il est désormais l'un des premiers noms sur la feuille de match de Galthié. Bien qu'il soit l'arrière titulaire, Ramos a également gravi les échelons pour devenir le deuxième choix au poste d'ouvreur. Ce joueur de 29 ans est l'un des meilleurs buteurs du rugby mondial, ce qui joue en sa faveur, mais sa capacité à passer sans effort en numéro 10 est également un atout considérable. Comme mentionné plus haut, Galthié semble désespéré dans ses choix, et il est révélateur qu'il préfère faire confiance à un arrière capable de jouer ouvreur plutôt qu'à un pur ouvreur pour un match crucial. Ramos a indéniablement gagné la confiance de son entraîneur grâce à ses performances et sa capacité à combiner avec Antoine Dupont, ce qui devrait faire une énorme différence en attaque. **Mickaël Guillard** Galthié fait face à une sorte de crise au poste de deuxième ligne, surtout du côté droit, avec Paul Willemse qui semble de plus en plus peu probable de revenir sur le terrain en raison d'une commotion cérébrale et Posolo Tuilagi qui est sur la touche. De plus, Emmanuel Meafou manquera le match contre les Italiens en raison d'une maladie. Cependant, l'entraîneur aurait pu opter pour une deuxième ligne plus légère avec Alexandre Roumat et Thibaud Flament, mais au lieu de cela, Galthié a une fois de plus fait confiance à la jeunesse avec Mickaël Guillard. Guillard est rapidement devenu un habitué de l'équipe depuis ses débuts internationaux contre l'Argentine l'année dernière et obtient maintenant sa première chance dans le XV de départ. **Anthony Jelonch** Anthony Jelonch a toujours été très respecté par Galthié et son équipe d'entraîneurs, mais le sélectionneur a également toujours récompensé la forme durant son mandat. Bien qu'il ait régulièrement été appelé, on ne pourrait pas blâmer le patron des Bleus d'hésiter à le sélectionner compte tenu de sa série de blessures récentes et de son début de saison lent. Cependant, Jelonch aurait impressionné Galthié lors de son dernier match avec Toulouse en Top 14 contre Clermont. Sa performance lui a non seulement valu un rappel, mais aussi une place sur le banc en tant que membre du "Le Bomb Squad", marquant ainsi sa première sélection depuis la Coupe du Monde. **Maxime Lucu** Les Bordelais ne sont pas forcément dans les bonnes grâces de Galthié en ce moment, compte tenu des omissions de Penaud et Matthieu Jalibert. Cependant, Maxime Lucu reste une sélection favorable pour l'entraîneur. Il entre dans l'équipe en remplacement de Nolann Le Garrec et a pour mission d'être le seul remplaçant en ligne arrière dans le schéma 7-1. Il est probable qu'en cas de blessure dans la ligne arrière, Dupont soit déplacé au centre ou à l'ouverture, mais Lucu pourrait facilement prendre place parmi les demis et mener l'équipe à la victoire. **Centres** Galthié n'a pas hésité à faire des choix difficiles, mais les centres ont échappé à la hache, Yoram Moefana et Pierre-Louis Barassi étant maintenus dans les positions de départ. Cela malgré le fait que Gael Fickou, un titulaire régulier et un joueur de classe mondiale, soit apte pour le match. Fickou a été excellent tant au centre qu'à l'extérieur pour la France et serait revenu sans problème dans l'équipe, mais Galthié a décidé de faire confiance à ceux qui ont bien performé lors des deux premières journées. C'est une marque de confiance particulièrement forte pour Barassi, qui n'a obtenu sa première titularisation que lors du premier match contre le pays de Galles. L'homme de Toulouse est en pleine forme ces derniers temps, et une fois encore, le sélectionneur français récompense cela. **Perdants** **Damian Penaud et Matthieu Jalibert** Deux joueurs qui n'ont pas échappé à la hache sont Penaud et Jalibert, devenus les boucs émissaires de l'échec de Twickenham. Penaud a contribué avec un essai et une passe décisive contre l'Angleterre, mais selon les rapports, sa performance a laissé à désirer tant en attaque qu'en défense. L'équipe d'entraîneurs n'était pas satisfaite de l'engagement du rapide en attaque, qui n'a pas fourni le soutien nécessaire, entraînant trois ballons perdus. Les médias français l'ont décrit comme ayant "oublié" son rôle défensif, ayant commis des erreurs coûteuses, notamment en se faisant prendre dans le maul avant que l'Angleterre ne marque l'essai décisif. En apparence, la décision de Galthié semble brutale, Penaud ayant accumulé plus de 90 mètres de course, battu six défenseurs et réalisé deux percées contre l'Angleterre. Cependant, il a aussi commis deux mauvaises passes et raté cinq de ses sept tentatives de plaquage. Jalibert, quant à lui, a manqué cinq de ses dix tentatives de plaquage et n'a pas réussi à faire fonctionner l'attaque de manière régulière. La ligne arrière était bien trop latérale contre l'Angleterre, et il a manqué de la directivité de Romain Ntamack et Ramos, qui prenaient la balle plus près de la ligne avant d'inviter leurs coéquipiers à s'engager. En toute franchise, Jalibert n'a pas encore vraiment gagné la confiance de Galthié, et ses frasques de novembre dernier n'ont certainement pas aidé. Bien que la hache soit apparemment enterrée, cette dernière omission suggère que ce n'est pas le cas. **Gael Fickou** Parmi toutes les décisions de sélection de Galthié, l'absence de Fickou est même plus surprenante que le schéma 7-1. Le milieu d'expérience reste l'un des meilleurs dans le métier lorsqu'il est en forme, et avec le duo de centres phénoménal composé de Juan Ignacio Brex et Tommaso Menoncello, son exclusion est d'autant plus inattendue. Fickou est l'un des meilleurs défenseurs du jeu et est généralement chargé de diriger la défense coachée par Shaun Edwards, mais pas cette semaine. À 30 ans, il est habituellement sélectionné lorsqu'il est en forme, rendant son omission d'autant plus surprenante. **Nolann Le Garrec** Rester dans l'ombre de Dupont n'est pas une tâche facile, car les performances de Le Garrec seront toujours comparées aux siennes, et malheureusement, c'est la triste réalité pour lui. Il a brillé en l'absence du capitaine l'année dernière lors du Tournoi des Six Nations et, bien qu'il offre la même polyvalence que Lucu, ce n'est pas lui qui a été nommé sur le banc. **Italie** La tâche des Azzurri est devenue d'autant plus difficile avec les choix de la France. Les hommes de Gonzalo Quesada continueront à croire en leurs chances, mais en regardant l'année dernière, c'est la performance de leur banc qui a presque scellé une victoire historique contre les Bleus. La dernière fois que l'Italie a battu la France dans le Tournoi des Six Nations, c'était en 2013, deux ans après leur première victoire, le montant du poteau empêchant Paolo Garbisi de réussir le coup de pied gagnant en 2024.